Un témoignage à chaud très instructif...


Un témoignage à chaud très instructif...
Extrait de l'émission de Radio Ici et Maintenant du 5 avril 2005.

ALEXANDRE   Vous écoutez Radio Ici & Maintenant!! 95.2. Et nous accueillons Jean-Luc.

JEAN-LUC   Bonjour. Je voudrais apporter un moignage sur un truc que j’ai vécu. C’est-à-dire que j’ai eu la sensation dêtre dans un vaisseau spatial, et tout était bleuté, c’est-à-dire il y avait une espèce de lumière un peu bleutée, et je voyais des formes un peu bizarres, et je me voyais allongé sur une table. Si vous voulez, j’étais conscient de ce qui m’arrivait, et ce que je me suis dit, c’est que il va falloir que j’essaie de me rappeler de ce qui se passe, et je me vois très bien en train de me dire que, ce souvenir, il faut que j’arrive à le caser quelque part dans mon cerveau pour pouvoir le conserver, pour pouvoir en moigner.

 
M.-T. DE BROSSES Ah ben, vous étiez très conscient de tout ce que vous viviez, alors…

 
JEAN-LUC    J’avais  cette  impression,  oui.  Enfin,  si  vous  voulez,  ce  que  je  pensais  c’est  que  j’étais presque  sûr,  j’avais  l’impression  que  je  savais  qu’ils  allaient  meffacer  la  mémoire,  mais  en conscience,  j’ai  dit :  il  faut  que  je  le  mette  quelque  part  dans  mon  cerveau  pour  pouvoir  le  faire revenir, en fin de compte.

 
M.-T. DE BROSSES Oui.

 
JEAN-LUC   Et donc c’est pour ça que j’arrive à men souvenir pas de tout mais au moins du passage où j’étais allongé sur une table bleutée. Et ils étaient un, deux, trois et… Et  voilà. C’est tout ce que j’ai comme souvenir.

 
M.-T. DE BROSSES Vous avez un vague souvenir de leurs visages, de leur apparence, de leur couleur ? JEAN-LUC   Toute la pièce était bleutée. Par contre, j’ai l’impression qu’ils n'avaient pas de cheveux, ils avaient juste le corps lisse…

 
M.-T. DE BROSSES Pas de vêtements ?

 
JEAN-LUC Non, pas de vêtements.

 
M.-T. DE BROSSES Vous aviez l’impression de parler avec eux ?

 
JEAN-LUC Oui, mais sans ouvrir la bouche, on va dire plutôt télépathie.

 
M.-T. DE BROSSES Vous avez eu peur ?

 
JEAN-LUC Non.

 
M.-T. DE BROSSES Ça a duré longtemps ?

 
JEAN-LUC    Enfin  en  tout  cas  je  me  souviens,  le  passage...  non.  Je  ne  sais  pas  comment  vous expliquer : je savais qu’ils allaient  tout effacer.

 
M.-T.  DE   BROSSES    Mais  comment  est-ce  que  ça  a  débuté ?   est-ce  que  vous  étiez  quand  ça  a commencé ?

 
JEAN-LUC Je ne sais pas, la seule chose que je sais, c’est que ça m’est réapparu euh l’année dernière.

 
M.-T. DE BROSSES Vous étiez dans votre chambre

 
JEAN-LUC Oui oui.

 
M.-T. DE BROSSES Vous n’avez pas eu de rêves par la suite ?

 
JEAN-LUC Non non.

M.-T. DE BROSSES Et c’est d’un seul coup, les souvenirs sont revenus…

 
JEAN-LUC Voilà.

 
M.-T. DE BROSSES Et est-ce que vous savez ce qui a fait revenir les souvenirs ?

 
JEAN-LUC Peut-être j’étais très très très relâché, parce que j’essaie de faire un peu de méditation…

 
M.-T. DE BROSSES Oui…

 
JEAN-LUC Et c’était une période où je faisais… j’essayais de faire un peu de méditation.

 
M.-T. DE  BROSSES   Ah bon, ce n’est pas du tout en lisant quelque chose ou en voyant une reproduction

… d’un enlèvement ou n’importe quoi ? Donc vous étiez…

 
JEAN-LUC Non non.

 
M.-T. DE BROSSES C’est revenu comme ça spontanément ?

 
JEAN-LUC   Voilà. Par contre, il y a un truc aussi que je voulais signaler : avant, je vivais avec avec mon amie

 
M.-T. DE BROSSES Oui…

 
JEAN-LUC   Donc on a été séparés. Bon par la vie. Là, je lai revue, depuis quelques temps et des fois elle me raconte des trucs que j’ai faits qui sont incroyables. Du genre, par exemple, je fêtais un anniversaire chez moi, je sortais, je restais deux trois heures, je disparaissais, quoi. Et je revenais, j’avais l’impression que j'étais sorti il y a cinq minutes.

 
M.-T. DE BROSSES Et vous reveniez comment ?

 
JEAN-LUC En voiture...

 
M.-T. DE BROSSES Ah, vous disparaissiez avec votre voiture, ou vous partiez…

 
JEAN-LUC Ouais. Non, je partais chercher quelque chose…

 
M.-T. DE BROSSES Oui…

 
JEAN-LUC Et quand je revenais, pour moi ça avait mis cinq minutes…

 
M.-T. DE BROSSES Oui…

 
JEAN-LUC    Et  quand  elle  me  le  raconte,  elle  me  dit  qu’en  fin  de  compte  je  suis  parti  trois  quatre heures. Et je trouve ça incroyable que j’aie pu… Evidemment, on me dit que ça prouve que ce sont des souvenirs que j’efface parce que… je nesais pas. Mais… aujourd'hui, je trouve ça incroyable.

Je suis resté longtemps sans m’en apercevoir, en fin de compte.

 
M.-T. DE BROSSES Quand vous reveniez, vous étiez dans un état normal…

 
JEAN-LUC Oui oui…

 
M.-T. DE  BROSSES   …persuadé que vous étiez juste sorti… pour n’importe quoi : fumer une cigarette ou…

 
JEAN-LUC Non non non, j’étais juste sorti pour aller acheter, comme c’était un anniversaire…

 
M.-T. DE BROSSES Ah bon, donc c’était en plein jour, ou c’était le soir ou la nuit ?

 
JEAN-LUC    Non,  c’était  un  peu…  le  soir,  oui.   C’est-à-dire  que  j’allais  chercher  un  gâteau  puis  je revenais.

 
M.-T. DE BROSSES Et vous êtes revenu trois heures après ?

 
JEAN-LUC Oui.

 
M.-T. DE BROSSES Dans quelle région est-ce que vous habitez ?

 
JEAN-LUC Dans la région parisienne.

 
M.-T. DE BROSSES Bon, vous allez laisser également vos…

 
ALEXANDRE   Tu prépares un nouveau livre, Marie-Thérèse !

 
M.-T. DE BROSSES Faut toujours. Moi je continue à accumuler, même si…

 
ALEXANDRE   Très bien ! Donc…

 
M.-T. DE BROSSES Alors, hors antenne, vous laissez également vos coordonnées.

 
JEAN-LUC D’accord.

 
ALEXANDRE   Tu réagis, Marie-Thérèse, et tu demandes à deux auditeurs de laisser leurs coordonnées. Pourquoi ?  Parce  que  leurs  cas  sont  à  part  ou  parce  qu’ils  font  partie  d’un  certain  nombre  de  cas identiques et tu voudrais savoir quels sont les points qui…

 
M.-T. DE  BROSSES   Exactement. Comme moi je travaille ce dossier depuis vingt-huit ans maintenant, j’ai presque 10 000 pages, je fais vraiment une énorme encyclopédie, et je pars du principe que j’aime mieux me déplacer pour quelque chose qui objectivement n’en vaut peut-être pas la peine mais ça on peut pas le savoir avant –, que de ne pas me déplacer pour un cas qui pourrait être intéressant. Au départ,  on  ne  peut  pas  le  savoir ;  on  ne  peut  pas  trancher  en  disant :  ça  c’est  bidon Bon,  il  faut quand même prendre du temps, malheureusement c’est beaucoup de temps que ça prend, parce que quand un cas est intéressant on ne peut absolument pas l’appréhender en un seul rendez-vous. Bon, il fait s’y consacrer, ça fait partie du boulot.